Après un mois d’escapade exotique, j’ai à nouveau posé mes pieds sur le sol belge, par une belle journée de grisaille, -qui m’avait presque manquée-.

 

Regagner tranquillement mes pénates, voilà à quoi j’aspire après un long voyage !

Une petite heure, et je serai dans mon canapé.

 

A peine ai-je quitté le tarmac, qu’un membre de la brigade canine vient me renifler le derrière, de sa grosse truffe humide…

Aurais-je oublié les traditions d’accueil de ma chère patrie? Ou est-ce une mode nouvelle dont j’ignorais l’existence?

Comme super-cabot ne fait pas d’histoire, je sors tranquillement de l’aéroport (les fesses un peu serrées).

 

Devant l’arrêt de bus, un autre comité de réception fait son apparition;

Une horde de contrôleurs, parée à battre le record de contraventions de toute l’année 2015 en une seule prise.

-Mais coucou, mais qui voilà ! Mais ça faisait longtemps !-

Je sors ma Mobib, qui ronflait dans mon portefeuille depuis belle lurette, mais on me renvoie à la borne:

« -Ici z’êtes à Zaventem madame, zone hors abonnement! ».

Après tout, c’est vrai que je n’ai pas fait tourner l’économie du pays depuis un moment…

 

Avouons le, les retrouvailles ne sont pas exactement telles que je les imaginais, mais gardons le sourire, c’est mon premier jour de retour!

 

Dans un 93 bondé, je retrouve les accents bruxellois, et leurs longues jérémiades quant à la fermeture du tunnel Stéphanie.

(Tiens, encore une chose qui ne change pas).

« -C’est à cause des attentats en Turquie, ils ne prennent pas de risque alors ils ferment le tunnel.

-Moi ça ne me fait pas peur tout ça vous savez !

-Vous allez voir que ça va encore nous poser des problèmes.

-Moi ça me fait peur, et j’ai pas peur de le dire! »

 

J’en avais presque oublié le niveau 3, la paranoïa, et les… les militaires ! Les voilà !

Je suis bien à Bruxelles, il n’y a plus aucun doute.

C’est une véritable haie d’honneur qui m’accompagne jusqu’à la maison ;

Mitraillettes, fourgon blindé, … un 21 juillet juste pour moi !

illumitraillette

Dans le hall de l’immeuble, l’odeur beurrée de stoemp saucisse m’enivre de quelque nostalgie.

De retour au bercail, enfin.

 

Vite, une paire de pantoufles en pilou, et le chauffage à fond (où sont les 15 degrés dont tout le monde me parlait ?!).

 

Un verre de rouge (fini le temps du mojito), et je me mets à la page, consultant les dernières actualités de ma petite Belgique.

Ma valise est toujours bouclée… je repars tout de suite?

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