Petites contrariétés d'une citadine pas si moderne que ça

Articles de la catégorie “Trentenaire

Les joies de la piscine

Posté le 8 juillet 2015

Juillet a pointé le bout de son nez, et la canicule ô combien rare qui s’empare de nos contrées me rend flasque et sans énergie…   Heureusement ce sont les vacances ! Il ne me reste donc qu’à profiter de ce temps estival, et jouir au maximum des plaisirs qu’offre la belle saison.   Alors, lorsque copine bon plan m’invite dans la piscine de ses parents-partis-en-voyage, je saute dans une voiture bondée qui se faufile entre les automobilistes pour laisser derrière moi la mauvaise qualité de l’air refoulé par la capitale.   « Laissez passer, on a un bain de soleil à prendre, nous !  »   J’imagine déjà l’indolente flemmardise, à me laisser flotter sur un matelas, moijto à la main, profitant du silence, avec pour seule…

Laissez mon utérus tranquille !

Posté le 27 mai 2015

La trentaine arrive à pas de loup.   J’ai beau ne pas y penser, prendre la venue du chiffre rond avec distance et je-m’en-foutisme, rester l’éternelle gamine de mon quotidien, un événement indéniable se produit au sein de mon entourage, ne pouvant s’empêcher de me rappeler à l’ordre, cette sempiternelle apostrophe aux lèvres: -« Alors, c’est pour quand? »   Je pourrais feindre de ne pas comprendre la question, mais devant le regard avide lorgnant mon nombril, je me doute qu’il ne s’agit pas de ma future coupe de cheveux.   -« Alors, c’est pour quand? » Que pourrais-je sincèrement répondre à cela?   -Premièrement, j’aurais le droit être offensée et croire que j’ai pris de la rondeur, ce qui me pousserait à me fâcher envers mon interlocuteur et…

J’ai pas le permis, tu permets?

Posté le 15 avril 2015

Il est des choses à faire que l’on repousse à l’infini, et plus on les retarde, plus il nous pèse de les réaliser.   Lorsque nous pensons à cette lourde tâche, une légère oppression submerge tout notre être, et nous préférons, dès lors, la balayer d’un trait, en songeant rapidement à autre chose, comme le repas du soir ou le linge à étendre…   C’est ce que je ressens quand je pense au permis de conduire.   Cette grande étape de la vie d’adulte, indispensable car directement liée au sentiment de liberté qu’elle procure, ne me manque pas du tout.   Face à cette harangue déterminée, combien de fois n’ai-je pas croisé le regard désapprobateur de mes auditeurs! Ne pas obtenir la précieuse carte, à mon…

Brunch Panade

Posté le 28 janvier 2015

Dimanche, une fois n’est pas coutume, je décide d’échapper au canevas typique de la journée sous la couette à récupérer du week-end.   Jules et moi sortons, non pas pour un triathlon (n’exagérons rien), mais pour un brunch dominical retapant (très tendance, paraît-il).   Dans la rue, -n’aurais-je pas encore l’esprit très clair-, je ne peux m’empêcher de constater que le nombre de landaus est fortement à la hausse…   Je dois ralentir la cadence ; devant moi, un apprenti a décidé de faire ses premiers pas. Sa maman, fière et la larme à l’œil, ne voit pas l’ombre d’un inconvénient à ce que sa progéniture s’essaie à la marche sur tout le long de la chaussée de Vleurgat. Je dépasse le duo dandinant.   D’autres tribus sont…

Lendemain de Veille

Posté le 31 décembre 2014

Chaque 1er janvier, quoiqu’il arrive, et malgré la gueule de bois de circonstance, je ne peux couper à une lourde tâche, au risque de recevoir des remontrances familiales pour les 365 jours à venir ; J’ai l’extrême obligeance de visiter Mère-Grand afin de lui transmettre tous mes vœux pour l’année nouvelle en bonne et due forme.   Cette ritournelle annuelle n’est pas sans quelques fâcheuses conséquences; c’est, pour moi comme pour le reste du monde, le lendemain d’une veille amplement fêtée.   Petite Nature, ma résistance à l’alcool et au manque de sommeil frôle la barre des zéro. Je le sais depuis une bonne décennie, mais glisse constamment dans le guet-apens de la nuit, et le paie sévèrement.   Malgré les multiples précautions prises, cette date reste donc pour…

Je ne serai jamais sportive

Posté le 15 octobre 2014

Aussi loin que je me souvienne, je n’ai jamais été frottée à une discipline sportive autrement qu’en subissant une séance de torture.   A l’époque des cours de gym, ma fierté en prenait à chaque fois pour son grade…   A l’école primaire, pourtant, en bon élève je m’appliquais. En vain.   Non, je n’ai jamais su faire le poirier contre les espaliers sans l’aide de deux camarades pour me tenir les jambes, et oui, ma roue ressemblait plus à un fœtus qui se retourne dans le ventre de sa mère qu’à une démonstration de grâce. J’ai donc subi de grands moments de solitude pendant les sports collectifs, dans l’attente qu’un capitaine daigne me prendre dans son équipe, tout comme lorsque l’on évitait soigneusement…