Il y a de cela quelques années, je me tournais, confiante, vers Lampiris, pour me fournir en gaz et électricité.

 

J’étais certaine du bon vouloir de l’entreprise familiale, et les solides accents liégeois des collaborateurs en ligne, me transmettaient une sympathie sans égale.

 

J’achetais vert et « bien de chez moi », bref j’avais fait le bon choix.

 

Alors, hier, lorsque Lampiris m’a annoncé -dans un joli mail poudre aux yeux- son rachat par Total, multinationale faisant partie des plus grandes industries polluantes du monde, j’ai ri.

Pour ce qui est de prendre les gens pour des imbéciles, voilà un très bel exemple de réussite !

 

Après avoir relu le message prodiguant la pérennité éthique de l’ex groupe belge, mentionnant que « rien ne changera pour les consommateurs », je me suis posé la question suivante:

Est-ce qu’un seul de leur client va croire à ce charabia peu convainquant et suintant la pourriture?

 

Si je résume:

Total va continuer à me fournir une énergie verte (laissez-moi rire, une fois de plus), pendant que je perpétue mes dons à Greenpeace pour nettoyer les plages et les océans, suite à un déversement de mazout causé par l’entreprise pétrolière…

 

Au lieu de faire profil bas, Lampiris s’enlise davantage, en sommant ses community managers de faire passer la pilule sur les réseaux sociaux à coup de piètres commentaires ponctués d’émoticônes, et de parallèles absurdes, tel que le rachat de Pixar par Disney...

Aurait-on encore l’outrage de nous faire croire à un conte de fées?

 

La petite entreprise belge « à taille humaine » s’est pris un solide coup de goudron dans l’aile.

illu_lampiris

A l’heure qu’il est, alors que mon contrat est en cours de résiliation, les fondateurs du groupe, prônant depuis 2003 la force d’un fournisseur national et respectueux de l’environnement, repartent bienheureux, le blé plein les poches, et la conscience dans le caleçon.

 

Cette trahison me donnera au moins, une bonne fois pour toutes, la preuve que les entreprises aux belles idéologies sont éphémères, et relèvent, trop souvent, du canular.

C’est, hélas, une bien triste consolation…

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